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20 outils IA français repérés en un an : lesquels se démarquent encore en 2026 ?

20 outils IA français repérés en un an : lesquels se démarquent encore en 2026 ?

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Ecrit par

Jessica Servain

Co-fondatrice de Joynt | Experte Branding & IA

On a passé en revue 20 outils IA français repérés au fil d’un an dans notre newsletter, pour voir comment ils ont évolué et surtout ce qui fait encore leur différence face à ChatGPT, Claude et Gemini.

Outils IA France
Outils IA France

20 outils français face à des généralistes qui avancent vite

Sur les 190 outils repérés dans le Brief de Joynt, on pensait quand même trouver un peu plus de Français. Au final, ils ne sont que 20, mais ce n’est finalement pas si étonnant dans un marché encore largement dominé par les acteurs américains. Ça ne veut pas dire pour autant qu’on manque d’acteurs chez nous : le Mapping 2026 de France Digitale recense 1 114 startups IA françaises, contre 935 en Allemagne.

Par contre, entre le moment où on a présenté certains de ces outils dans le Brief et aujourd’hui, ChatGPT, Claude, Gemini et les autres ont énormément évolué. Alors on a repris nos 20 outils avec une question assez simple : qu’est-ce qui fait encore leur différence aujourd’hui ? Pour certains, c’est la souveraineté, pour d’autres une expertise métier, une technologie bien particulière ou simplement le fait d’aller beaucoup plus loin sur un usage précis.

Certains essaient de construire une vraie alternative française aux grandes plateformes

On commence avec Delos qui a fait pas mal parler de lui ces derniers temps. Il faut dire que c’est probablement l’une des plateformes les plus complètes de la liste puisqu’elle rassemble toute une suite d’outils IA pour travailler au quotidien avec des assistants, des documents, de la traduction, des réunions, des présentations… mais aussi des agents capables d’aller travailler dans les outils de l’entreprise. Et Delos fait partie des acteurs de notre sélection qui mettent clairement en avant leur positionnement souverain.

Dans le même esprit, Oupi permet d’utiliser plusieurs modèles d’IA depuis un même environnement et couvre maintenant pas mal de choses, des documents aux automatisations en passant par la génération de contenus. Là encore, il s'agit d'un outil souverain.

Pour Jamespot IA, le point de départ est un peu différent puisque Jamespot proposait déjà aux entreprises des espaces où les équipes pouvaient centraliser leurs documents, leurs échanges et leurs informations. Ils y ont ensuite intégré l’IA pour retrouver une info, résumer des documents ou créer du contenu à partir de tout ce que l’entreprise a déjà en interne. Plus besoin de repréciser que la solution est elle aussi souveraine.

Et puis il y a Dust, qui a choisi le terrain des agents connectés aux outils de l’entreprise. Ils peuvent aller chercher ce dont ils ont besoin dans Notion, Slack ou dans la documentation interne. Bon, ça évite surtout de devoir redonner tout le contexte à l’IA à chaque fois qu’on lui demande quelque chose.

Sur ce terrain, la concurrence des grands modèles est évidemment beaucoup plus forte qu’il y a un an. Du coup, avoir « son assistant IA » ne suffit plus vraiment. Delos et Oupi essaient d’aller vers des environnements beaucoup plus complets, Jamespot part de tout ce que l’entreprise utilise déjà en interne, et Dust mise davantage sur la connexion aux données et aux outils de travail. Pour les trois premiers, la souveraineté fait aussi partie de la différence, un positionnement qu’on retrouvera plus loin chez Dicte.ai et Zaion.

D’autres ont choisi un usage précis et vont beaucoup plus loin dessus

Côté Sales, Eagr propose toujours un usage assez sympa. Les commerciaux peuvent s’entraîner avant un rendez-vous face à un prospect joué par l’IA, mais l’outil travaille maintenant aussi à partir de leurs vrais appels et peut les coacher pendant leurs échanges. Pour le manager, ça donne aussi de la matière pour accompagner l’équipe sans avoir à réécouter tous les rendez-vous.

Noota, en revanche, a beaucoup évolué depuis le simple outil de transcription qu’on avait repéré. Et il le fallait probablement, parce que la transcription et les comptes rendus de réunion sont devenus un terrain très concurrentiel. Avec Noota Talent, la plateforme est donc allée beaucoup plus loin côté recrutement, de la définition du poste au sourcing des candidats, avec du scoring, des séquences de contact, des agents vocaux pour la préqualification ou encore l’analyse des entretiens. Les données peuvent ensuite repartir dans l’ATS déjà utilisé par l’entreprise.

Toujours sur le sujet des réunions, Dicte.ai garde un petit détail qu’on aime bien. L’outil n’a pas besoin de venir rejoindre votre réunion Teams ou Google Meet, vous pouvez simplement enregistrer un échange avec votre téléphone et lui transmettre l’audio ensuite. C’est tout bête, mais bien pratique pour les réunions en présentiel, les interviews ou les rendez-vous clients qui ne se passent pas derrière un écran. Dicte se présente par ailleurs comme un assistant de réunion IA souverain, avec des serveurs dédiés à Paris.

Seedext reste aussi sur le terrain des réunions mais avec un cas d’usage assez concret côté commercial. Grâce à son intégration Salesforce, les informations du rendez-vous peuvent directement alimenter le CRM. Le compte rendu rejoint la bonne opportunité, les champs s’enrichissent avec le budget ou les objections évoqués, et les actions décidées deviennent des tâches de suivi. Ça évite de finir sa journée à reprendre ses notes pour mettre à jour chaque fiche client. Seedext revendique aussi un positionnement souverain.

Gradium joue encore dans un autre registre puisque ce n’est pas vraiment un outil qu’on ouvre pour travailler, mais une technologie vocale que d’autres entreprises peuvent utiliser pour construire leurs propres assistants. Gradium développe ses modèles audio et travaille beaucoup sur la latence, autrement dit le petit délai entre le moment où vous parlez et celui où l’IA vous répond. Sur un agent vocal, quelques centaines de millisecondes peuvent vite faire la différence entre une conversation assez naturelle et quelque chose qui ressemble encore à un robot.

Et puis il y a PhotoRoom qui est intéressant à regarder aussi parce que la retouche et la génération d’images ont énormément évolué depuis ses débuts. Retirer un fond ou générer un décor avec l’IA n’a plus rien d’exceptionnel aujourd’hui. PhotoRoom est donc allé beaucoup plus loin sur l’image produit et l’e-commerce, avec la possibilité de traiter des catalogues entiers, décliner rapidement un produit dans plusieurs décors ou encore industrialiser la production de visuels.

Pour Folio AI, on a eu un petit doute en reprenant la liste. Il faut dire que côté présentations, ça a beaucoup bougé ces derniers mois : Claude sait maintenant générer des présentations et Gemini peut même créer et modifier des slides directement dans Google Slides. Folio garde quand même quelques cartes à jouer, notamment côté PowerPoint, mais aussi dans sa capacité à reprendre des decks existants, travailler avec les templates de l’entreprise et conserver des éléments natifs et éditables.

Parfois, le bon réflexe est aussi de se brancher aux géants plutôt que de les concurrencer

Agorapulse est un bon exemple puisque la plateforme française de gestion des réseaux sociaux existait bien avant l’arrivée de l’IA générative et y a progressivement ajouté de la création de contenus, des réponses ou encore de l’analyse. Agorapulse peut être connecté directement à ChatGPT ou Claude grâce à son MCP. On peut donc créer du contenu, analyser ses performances ou gérer son calendrier social depuis l’assistant IA que l’on utilise déjà.

Dans un tout autre domaine, Oliimpe s’est spécialisé sur un besoin très précis des études notariales : mieux exploiter leur base clients existante. La plateforme analyse leurs données et leurs actes pour identifier qui contacter, à quel moment et pour quelle opportunité, avec l’objectif de générer du CA additionnel sans forcément aller chercher de nouveaux clients. En parallèle, l’équipe développe Oliimpe Legal, une infrastructure de données légales qui permet de connecter le droit aux données des entreprises. Une brique qui ouvre donc le terrain au-delà du seul notariat.

Et certains ont intérêt à rester très bons sur un métier ou un processus

C’est le cas de Zaion, qui travaille sur les agents conversationnels et vocaux pour la relation client, notamment dans les centres de contact, les banques, les assurances ou les services publics. Zaion fait également partie des acteurs souverains que nous avons identifiés.

Konverso propose de son côté des agents déjà spécialisés sur pas mal de sujets en entreprise : support IT, RH, relation client, ventes ou encore réponses aux appels d’offres. Il y en a plus de 35 prêts à l’emploi, que les entreprises peuvent ensuite adapter à leurs besoins et connecter à leurs données. Ça permet surtout de ne pas repartir de zéro pour créer un agent à chaque nouvel usage.

Bon, et difficile de faire plus spécifique que Socrate Mediation qui utilise l’IA pour la médiation et la résolution des conflits. La plateforme crée un espace où les différentes parties peuvent échanger et essayer de trouver un accord avant d’aller jusqu’à une procédure judiciaire. L’IA aide à structurer les échanges, mais ne vient pas décider à la place des parties.

Et puis il y a Ignitio, qui s’adresse aux entrepreneurs et aux personnes qui veulent lancer un projet. On y trouve de quoi travailler une idée, construire un plan d’action, faire des simulations financières ou avancer sur les premières étapes du projet. Là, la frontière avec ce qu’on peut déjà demander à ChatGPT ou Claude est forcément plus fine et l’intérêt d’Ignitio tient surtout au fait d’avoir tout le parcours guidé et les différents outils réunis au même endroit.

Le marketing est finalement assez peu représenté

En dehors de PhotoRoom et Agorapulse dont on vient de parler, il nous reste 2Emotion, spécialisé dans la création de vidéos marketing. On peut partir d’un document, d’une URL ou d’un script pour créer une vidéo et derrière produire les visuels, l’audio ou les animations.

Là aussi, le marché a énormément bougé en un an et générer une vidéo avec l’IA est devenu beaucoup moins différenciant en soi. 2Emotion garde surtout son intérêt dans l’environnement de production proposé aux entreprises, avec notamment la possibilité de conserver sa charte et de travailler tout le contenu au même endroit.

Les outils GEO se multiplient, avec aussi des acteurs français

Le GEO, on vous en parle depuis un moment et on a vu pas mal d’outils dédiés apparaître avec bien sûr quelques acteurs français.

On va retrouver bien évidemment Meteoria, l’un des noms qu’on voit le plus passer sur le sujet. L’outil permet de suivre ce que les moteurs génératifs disent d’une marque, sa présence dans leurs réponses et les sources qui contribuent à cette visibilité. Il regarde notamment du côté de ChatGPT, Claude, Perplexity, Gemini ou Google AI Overviews et permet aussi de comparer sa présence à celle de ses concurrents.

Plus récent, Howseen AI nous a intéressés parce qu’il essaie d’aller un peu plus loin que la mesure. En plus de suivre la visibilité d’une marque, la plateforme aide à voir où elle aurait intérêt à être davantage citée, par exemple dans des comparatifs, sur Reddit ou YouTube, mais aussi quels contenus produire pour travailler sa présence dans les réponses des IA. Il existe également un mode marque blanche pour les agences qui veulent proposer ce suivi à leurs clients.

Pour ceux qui veulent creuser le sujet, on a aussi consacré un article au GEO et aux outils pour commencer.

Un an plus tard, qu’est-ce qui fait encore la différence ?

C’était assez intéressant de revenir sur une année entière d’outils et de voir ce qu’ils étaient devenus depuis leur passage dans le Brief. Certains ont beaucoup évolué, d’autres se sont spécialisés davantage et quelques-uns ont carrément élargi leur terrain de jeu.

Parce qu’en parallèle, les gros acteurs sont venus sur pas mal de leurs plates-bandes. Faire des slides, retranscrire une réunion, générer des images, travailler sur ses documents… ChatGPT, Claude ou Gemini couvrent aujourd’hui beaucoup plus d’usages qu’il y a encore un an. Et pourtant, en reprenant nos 20 outils, on s’est rendu compte que beaucoup avaient réussi à garder une vraie différence, que ce soit avec une expertise métier, une intégration beaucoup plus poussée, une technologie bien spécifique ou en allant simplement beaucoup plus loin sur un usage.


Vous développez un outil IA français qu’on n’a pas encore croisé ? Envoyez-nous un petit message, on est toujours curieux de découvrir de nouveaux outils pour les prochaines éditions du Brief.

Et si c’est plutôt la veille qui vous intéresse, Le Brief de Joynt est gratuit et envoyé chaque semaine, avec les actus IA qu’on a vraiment retenues, les mouvements business, des cas d’usage et quatre outils à découvrir.

20 outils français face à des généralistes qui avancent vite

Sur les 190 outils repérés dans le Brief de Joynt, on pensait quand même trouver un peu plus de Français. Au final, ils ne sont que 20, mais ce n’est finalement pas si étonnant dans un marché encore largement dominé par les acteurs américains. Ça ne veut pas dire pour autant qu’on manque d’acteurs chez nous : le Mapping 2026 de France Digitale recense 1 114 startups IA françaises, contre 935 en Allemagne.

Par contre, entre le moment où on a présenté certains de ces outils dans le Brief et aujourd’hui, ChatGPT, Claude, Gemini et les autres ont énormément évolué. Alors on a repris nos 20 outils avec une question assez simple : qu’est-ce qui fait encore leur différence aujourd’hui ? Pour certains, c’est la souveraineté, pour d’autres une expertise métier, une technologie bien particulière ou simplement le fait d’aller beaucoup plus loin sur un usage précis.

Certains essaient de construire une vraie alternative française aux grandes plateformes

On commence avec Delos qui a fait pas mal parler de lui ces derniers temps. Il faut dire que c’est probablement l’une des plateformes les plus complètes de la liste puisqu’elle rassemble toute une suite d’outils IA pour travailler au quotidien avec des assistants, des documents, de la traduction, des réunions, des présentations… mais aussi des agents capables d’aller travailler dans les outils de l’entreprise. Et Delos fait partie des acteurs de notre sélection qui mettent clairement en avant leur positionnement souverain.

Dans le même esprit, Oupi permet d’utiliser plusieurs modèles d’IA depuis un même environnement et couvre maintenant pas mal de choses, des documents aux automatisations en passant par la génération de contenus. Là encore, il s'agit d'un outil souverain.

Pour Jamespot IA, le point de départ est un peu différent puisque Jamespot proposait déjà aux entreprises des espaces où les équipes pouvaient centraliser leurs documents, leurs échanges et leurs informations. Ils y ont ensuite intégré l’IA pour retrouver une info, résumer des documents ou créer du contenu à partir de tout ce que l’entreprise a déjà en interne. Plus besoin de repréciser que la solution est elle aussi souveraine.

Et puis il y a Dust, qui a choisi le terrain des agents connectés aux outils de l’entreprise. Ils peuvent aller chercher ce dont ils ont besoin dans Notion, Slack ou dans la documentation interne. Bon, ça évite surtout de devoir redonner tout le contexte à l’IA à chaque fois qu’on lui demande quelque chose.

Sur ce terrain, la concurrence des grands modèles est évidemment beaucoup plus forte qu’il y a un an. Du coup, avoir « son assistant IA » ne suffit plus vraiment. Delos et Oupi essaient d’aller vers des environnements beaucoup plus complets, Jamespot part de tout ce que l’entreprise utilise déjà en interne, et Dust mise davantage sur la connexion aux données et aux outils de travail. Pour les trois premiers, la souveraineté fait aussi partie de la différence, un positionnement qu’on retrouvera plus loin chez Dicte.ai et Zaion.

D’autres ont choisi un usage précis et vont beaucoup plus loin dessus

Côté Sales, Eagr propose toujours un usage assez sympa. Les commerciaux peuvent s’entraîner avant un rendez-vous face à un prospect joué par l’IA, mais l’outil travaille maintenant aussi à partir de leurs vrais appels et peut les coacher pendant leurs échanges. Pour le manager, ça donne aussi de la matière pour accompagner l’équipe sans avoir à réécouter tous les rendez-vous.

Noota, en revanche, a beaucoup évolué depuis le simple outil de transcription qu’on avait repéré. Et il le fallait probablement, parce que la transcription et les comptes rendus de réunion sont devenus un terrain très concurrentiel. Avec Noota Talent, la plateforme est donc allée beaucoup plus loin côté recrutement, de la définition du poste au sourcing des candidats, avec du scoring, des séquences de contact, des agents vocaux pour la préqualification ou encore l’analyse des entretiens. Les données peuvent ensuite repartir dans l’ATS déjà utilisé par l’entreprise.

Toujours sur le sujet des réunions, Dicte.ai garde un petit détail qu’on aime bien. L’outil n’a pas besoin de venir rejoindre votre réunion Teams ou Google Meet, vous pouvez simplement enregistrer un échange avec votre téléphone et lui transmettre l’audio ensuite. C’est tout bête, mais bien pratique pour les réunions en présentiel, les interviews ou les rendez-vous clients qui ne se passent pas derrière un écran. Dicte se présente par ailleurs comme un assistant de réunion IA souverain, avec des serveurs dédiés à Paris.

Seedext reste aussi sur le terrain des réunions mais avec un cas d’usage assez concret côté commercial. Grâce à son intégration Salesforce, les informations du rendez-vous peuvent directement alimenter le CRM. Le compte rendu rejoint la bonne opportunité, les champs s’enrichissent avec le budget ou les objections évoqués, et les actions décidées deviennent des tâches de suivi. Ça évite de finir sa journée à reprendre ses notes pour mettre à jour chaque fiche client. Seedext revendique aussi un positionnement souverain.

Gradium joue encore dans un autre registre puisque ce n’est pas vraiment un outil qu’on ouvre pour travailler, mais une technologie vocale que d’autres entreprises peuvent utiliser pour construire leurs propres assistants. Gradium développe ses modèles audio et travaille beaucoup sur la latence, autrement dit le petit délai entre le moment où vous parlez et celui où l’IA vous répond. Sur un agent vocal, quelques centaines de millisecondes peuvent vite faire la différence entre une conversation assez naturelle et quelque chose qui ressemble encore à un robot.

Et puis il y a PhotoRoom qui est intéressant à regarder aussi parce que la retouche et la génération d’images ont énormément évolué depuis ses débuts. Retirer un fond ou générer un décor avec l’IA n’a plus rien d’exceptionnel aujourd’hui. PhotoRoom est donc allé beaucoup plus loin sur l’image produit et l’e-commerce, avec la possibilité de traiter des catalogues entiers, décliner rapidement un produit dans plusieurs décors ou encore industrialiser la production de visuels.

Pour Folio AI, on a eu un petit doute en reprenant la liste. Il faut dire que côté présentations, ça a beaucoup bougé ces derniers mois : Claude sait maintenant générer des présentations et Gemini peut même créer et modifier des slides directement dans Google Slides. Folio garde quand même quelques cartes à jouer, notamment côté PowerPoint, mais aussi dans sa capacité à reprendre des decks existants, travailler avec les templates de l’entreprise et conserver des éléments natifs et éditables.

Parfois, le bon réflexe est aussi de se brancher aux géants plutôt que de les concurrencer

Agorapulse est un bon exemple puisque la plateforme française de gestion des réseaux sociaux existait bien avant l’arrivée de l’IA générative et y a progressivement ajouté de la création de contenus, des réponses ou encore de l’analyse. Agorapulse peut être connecté directement à ChatGPT ou Claude grâce à son MCP. On peut donc créer du contenu, analyser ses performances ou gérer son calendrier social depuis l’assistant IA que l’on utilise déjà.

Dans un tout autre domaine, Oliimpe s’est spécialisé sur un besoin très précis des études notariales : mieux exploiter leur base clients existante. La plateforme analyse leurs données et leurs actes pour identifier qui contacter, à quel moment et pour quelle opportunité, avec l’objectif de générer du CA additionnel sans forcément aller chercher de nouveaux clients. En parallèle, l’équipe développe Oliimpe Legal, une infrastructure de données légales qui permet de connecter le droit aux données des entreprises. Une brique qui ouvre donc le terrain au-delà du seul notariat.

Et certains ont intérêt à rester très bons sur un métier ou un processus

C’est le cas de Zaion, qui travaille sur les agents conversationnels et vocaux pour la relation client, notamment dans les centres de contact, les banques, les assurances ou les services publics. Zaion fait également partie des acteurs souverains que nous avons identifiés.

Konverso propose de son côté des agents déjà spécialisés sur pas mal de sujets en entreprise : support IT, RH, relation client, ventes ou encore réponses aux appels d’offres. Il y en a plus de 35 prêts à l’emploi, que les entreprises peuvent ensuite adapter à leurs besoins et connecter à leurs données. Ça permet surtout de ne pas repartir de zéro pour créer un agent à chaque nouvel usage.

Bon, et difficile de faire plus spécifique que Socrate Mediation qui utilise l’IA pour la médiation et la résolution des conflits. La plateforme crée un espace où les différentes parties peuvent échanger et essayer de trouver un accord avant d’aller jusqu’à une procédure judiciaire. L’IA aide à structurer les échanges, mais ne vient pas décider à la place des parties.

Et puis il y a Ignitio, qui s’adresse aux entrepreneurs et aux personnes qui veulent lancer un projet. On y trouve de quoi travailler une idée, construire un plan d’action, faire des simulations financières ou avancer sur les premières étapes du projet. Là, la frontière avec ce qu’on peut déjà demander à ChatGPT ou Claude est forcément plus fine et l’intérêt d’Ignitio tient surtout au fait d’avoir tout le parcours guidé et les différents outils réunis au même endroit.

Le marketing est finalement assez peu représenté

En dehors de PhotoRoom et Agorapulse dont on vient de parler, il nous reste 2Emotion, spécialisé dans la création de vidéos marketing. On peut partir d’un document, d’une URL ou d’un script pour créer une vidéo et derrière produire les visuels, l’audio ou les animations.

Là aussi, le marché a énormément bougé en un an et générer une vidéo avec l’IA est devenu beaucoup moins différenciant en soi. 2Emotion garde surtout son intérêt dans l’environnement de production proposé aux entreprises, avec notamment la possibilité de conserver sa charte et de travailler tout le contenu au même endroit.

Les outils GEO se multiplient, avec aussi des acteurs français

Le GEO, on vous en parle depuis un moment et on a vu pas mal d’outils dédiés apparaître avec bien sûr quelques acteurs français.

On va retrouver bien évidemment Meteoria, l’un des noms qu’on voit le plus passer sur le sujet. L’outil permet de suivre ce que les moteurs génératifs disent d’une marque, sa présence dans leurs réponses et les sources qui contribuent à cette visibilité. Il regarde notamment du côté de ChatGPT, Claude, Perplexity, Gemini ou Google AI Overviews et permet aussi de comparer sa présence à celle de ses concurrents.

Plus récent, Howseen AI nous a intéressés parce qu’il essaie d’aller un peu plus loin que la mesure. En plus de suivre la visibilité d’une marque, la plateforme aide à voir où elle aurait intérêt à être davantage citée, par exemple dans des comparatifs, sur Reddit ou YouTube, mais aussi quels contenus produire pour travailler sa présence dans les réponses des IA. Il existe également un mode marque blanche pour les agences qui veulent proposer ce suivi à leurs clients.

Pour ceux qui veulent creuser le sujet, on a aussi consacré un article au GEO et aux outils pour commencer.

Un an plus tard, qu’est-ce qui fait encore la différence ?

C’était assez intéressant de revenir sur une année entière d’outils et de voir ce qu’ils étaient devenus depuis leur passage dans le Brief. Certains ont beaucoup évolué, d’autres se sont spécialisés davantage et quelques-uns ont carrément élargi leur terrain de jeu.

Parce qu’en parallèle, les gros acteurs sont venus sur pas mal de leurs plates-bandes. Faire des slides, retranscrire une réunion, générer des images, travailler sur ses documents… ChatGPT, Claude ou Gemini couvrent aujourd’hui beaucoup plus d’usages qu’il y a encore un an. Et pourtant, en reprenant nos 20 outils, on s’est rendu compte que beaucoup avaient réussi à garder une vraie différence, que ce soit avec une expertise métier, une intégration beaucoup plus poussée, une technologie bien spécifique ou en allant simplement beaucoup plus loin sur un usage.


Vous développez un outil IA français qu’on n’a pas encore croisé ? Envoyez-nous un petit message, on est toujours curieux de découvrir de nouveaux outils pour les prochaines éditions du Brief.

Et si c’est plutôt la veille qui vous intéresse, Le Brief de Joynt est gratuit et envoyé chaque semaine, avec les actus IA qu’on a vraiment retenues, les mouvements business, des cas d’usage et quatre outils à découvrir.

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© 2026 Joynt. Tous droits réservés.

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